mardi 22 mai 2018

AWA SEYNI CAMARA, UNE MAGICIENNE DE LA TERRE


crédit photo cestiweb
Fatou Kandé Senghor était l’invité du carrefour d’actualité de ce Mercredi 18 Avril 2018 au Cesti. Artiste multidisciplinaire, à la fois peintre, cinéaste, réalisatrice de documentaire…. Fatou Kandé Senghor est venue présenter son film « Giving the Birth », réalisé en 2015. Ce film retrace la vie de Awa Seyni Camara, une plasticienne de renommée internationale qui travaille principalement avec de l’argile.

C’est dans une salle pleine que Fatou Kondé Senghor a procédé à la projection de  son film « Giving the Birth », un film pleine d’émotion qui relate la vie de la plasticienne Awa seyni Camara Cette dernière et l’argile c’est tout une vie. Elle a commencé à l'utiliser dès le bas âge avec laquelle elle confectionnait des jouets. , elle réalise des œuvres d’art qui l’ont hissé au rang des meilleurs artistes En Afrique.  Les statuts qu'elle confectionne reflètent souvent sa vie, son parcours douloureux.  En effet, mariée à l’âgé de 12 ans à un vieil homme, Mme Camara a fini trois fois à l’hôpital pour des avortements, son corps n’était pas mature pour avoir des enfants. C’est ainsi qu’elle ne connaîtra jamais la joie d’être mère. Et ses œuvres reflètent cette triste réalité à travers des œuvres d’une femme qui est soit enceinte soit entourée d’enfants. En outre la réalisation des œuvres  a  toujours une connotation mystique.


Cette Vidéo montre quelques œuvres de Awa Seyni Camara




La réalisation du film « Giving the Birth » a connu un grand succès sur la scène internationale. La réalisatrice Awa Kondé Senghor s’est sentie très fière de son film. Les œuvres de  Awa Seyni Camara  sont exposées dans les plus grandes galeries du monde mais elle est  méconnue du public sénégalais. Cela montre en quelque sorte la situation précaire des artistes sénégalais si l’on en croit à Awa Kondé Senghor «  les sénégalais  n’ont pas le gout local »

Awa kondé Senghor a évoqué sa rencontre avec Awa Seyni Camara qui n’était pas l’une des meilleurs. Mais elle a fini par gagner sa confiance et réaliser ce film qui lui a pris 9 ans du fait de la réticence  de Mme Camara. Le film a été très difficile «  j’ai prix tous les moyens de transports pour rallier Bignona, Awa m’appelait quand elle voulait et j’étais contente d’être dirigée ». A cela s’ajoute les soucis techniques. 







jeudi 26 avril 2018

"LES RELIGIONS RÉVÉLÉES PUISENT LEUR SOURCES DANS LES RELIGIONS ÉGYPTIENNES" Pr BOUBA DIOP

crédit photo radio Chine

Ce mercredi, le cesti dans le cadre des carrefours d’actualité qu’il organise, a reçu  le professeur Bouba Diop. Axée sous le thème « contribution de l’Afrique à la spiritualité précisément l’apport de l’Egypte », la conférence a mis en exergue l’influence de la civilisation égyptienne sur les religions révélées.

Les ressemblances notoires entre les pratiques de la civilisation égyptienne et celles religieuses renforcent l’idée selon laquelle les religions révélées puisent leur sources dans les religions égyptiennes. D'après le professeur Bouba Diop : «  les religions égyptiennes ont beaucoup apporté aux religions monothéistes. Ces dernières doivent beaucoup de chose à l’Egypte »  les rites religieux ont des similitudes : les écrits, le livre de la mort, l’organisation du culte. Tout ceci concoure à affirmer davantage la thèse de Cheikh Anta Diop.
Les religions égyptiennes ont également eu un  impact sur les religions africaines, c'est ce qui explique d'après le professeur Bouba Diop que" les africains se sentent à l'aise dans toutes les religions"

La conférence a également vu la participation de Mohamed Nassir. Ce dernier a mis l'accent sur la communication des morts avec  les vivants. D'après lui, les morts interviennent dans la vie des vivants. Ces derniers doivent établir des relations spirituelles avec eux, ils doivent nourrir l' esprit des morts à travers les offrandes, les prières. Au cas contraire, les morts sollicitent des offrandes ou menacent les vivants.

vendredi 30 mars 2018

"CHAQUE ARBRE EST UNE ENTREPRISE" COLONEL PAPE MOMAR FAYE


Acacia albida, plante médicinale
Dans le cadre des carrefours d’actualité qu’elle organise, le Cesti a accueilli ce mercredi 14 mars le colonel Pape Momar Faye. Auteur de l’ouvrage plante médicinale et savoirs locaux, Pape Momar a mis en exergue l’importance des ressources forestière pour le développement.

Le Sénégal regorge plusieurs espèces forestières. Ces dernières peuvent jouer un rôle déterminant dans l’économie du pays si l’on en croit au colonel Momar Faye «  les filières forestières sont un moyen de développement, chaque arbre est une entreprise » En effet, à partir des ressources forestière on peut obtenir des médicaments ou des tissus. Le pommier de sodome en est une illustration, il est utilisé pour confectionner de la soie et pour guérir certaines maladies.

Mais le Sénégal ne gagne  pas grand-chose à la transformation de ses ressources. Il est confronté aux « problèmes de financement de l’extérieur » affirme le colonel Pape Momar avant de poursuivre «  le commerce doit être équitable, les populations doivent en bénéficier » Depuis quelques années le Sénégal fait face à la disparition des plantes médicinales.

Pour profiter du secteur forestier, le Sénégal doit revoir ses accords, en mettant en avant l’aspect gagnant-gagnant. Il doit également contribuer à l’exploitation des ressources forestières.







lundi 19 février 2018

LA RADIO ET LE SPORT SONT EN IMBRICATION

crédit photo Badé Seck
A l'occasion de la journée mondiale de la radio, le centre d'étude des sciences et techniques de l'information a organisé ce mardi 13 février 2018 une conférence. Sous l'initiative de Mme Yacine Diagne Kane,chef du département radio au cesti, le panel était axé sur le thème de radio: sport et citoyenneté. Il était animé par Gnagna Sidibé Diagne ancienne directrice de la RTS, Magib Sène ancien journaliste sportif, Mansour Sow. Le panel a également vu la participation de Lamine Touré, enseignant au cesti.

Dans une salle pleine, la conférence a démarré à 10h. Pour camper le décor, les étudiants de la troisième année du cesti option radio ont présenté un journal. Ce dernier a mis l'accent sur la manière dont il faut écrire un journal parlé en radio, la théâtralisation de la revue de presse , les radios communautaire avec notamment oxyjeune qui en est le premier au Sénégal. le portrait de Abdoulaye Diaw, un journaliste sportif chevronné a mis fin au journal.

Après le journal, place aux panélistes de partager leurs expériences avec la nouvelle génération de journalistes.Ils n'ont pas tardé à parler de la passion de la radio qui est pour Gnagna Sidibé " un travail dans la discrétion" Elle a également souligné l'importance du sport à la radio " la radio est l'un des meilleurs moyens de communication au service du sport"
Magib Sène s'inscrit dans ce sillage, pour lui " la radio ne peut plus se passer du sport, le sport ne peut plus se passer de la radio" ces deux sont en imbrication. Cependant Magib a mis en exergue le manque de talent de la nouvelle génération des reporters sportifs. Ces derniers manquent d'après Magib  de" culture générale", la formation fait également défaut.

Les mots de Yacine Diagne Kane a mis fin au panel. Le chef du département radio a annoncé que le cesti va lancer vab radio pour se conformer aux nouvelles technologies.

jeudi 25 janvier 2018

LE ZIRCON DE NIAFRANG, SOURCE DE POLEMIQUE

Le centre d'étude des sciences et techniques de l'information a reçu ce mercredi 24 janvier 2018 le professeur Jean Claude Marut. La conférence était axée sur le thème "la controverse autour du zircon de Niafrang". Le projet de Niafrang est le premier projet minier de la Casamance. Mais il constitue un problème fondamentalement politique entre le mouvement des forces démocratique de la Casamance (MFDC) et l'Etat. Ce dernier a délivré un permis d'exploitation à la société australienne Astron mais  le MFDC s'oppose farouchement à cette exploitation. Selon Marut cette situation peut accentuer la crise en Casamance. 



jeudi 14 décembre 2017

LE PROCÈS DE KHALIFA SALL EST RENVOYÉ AU 3 JANVIER 2018


Le procès de Khalifa Sall est renvoyé au 3 janvier 2018. Le procès du maire de Dakar devait se tenir ce jeudi 14 décembre 2017 mais il a été renvoyé suite à la demande de ses avocats. Ces derniers fustigent la manière dont le procès a été organisé. Le maire de Dakar est accusé de détournement de deniers publics, pour faux et usage de faux. Il est incarcéré depuis mars 2017 à la maison d'arrêt et de correction  de Reubeuss .

Les avocats de Khalifa Sall ont exigé le report du procès. Selon eux, toutes les disposition n'ont pas été déployées pour la tenue du procès.
Dans cette Vidéo Me Khassimou Touré, l'un des avocats de Khalifa explique les raisons de cette décision.

mercredi 13 décembre 2017

Djadji Touré retrace son parcours


crédit photo Badé Seck
Dans le cadre des carrefours d'actualité, le centre d'étude des sciences et techniques de l'information a invité ce mercredi 13 décembre 2017 Djadji Touré. Ancien journaliste à la RTS, Djadji Touré a présenté son ouvrage Ambivalence qui retrace son parcours en tant que journaliste. Il a été également question de la situation de la presse sénégalaise.

Dans une salle pleine, la conférence a débuté à 15 h. Djadji Touré   a commencé par une présentation de son ouvrage "ambivalence". Il a expliqué ce qui l'a incité à écrire cet ouvrage, " ce livre est venu à la fin de ma carrière professionnelle" déclare t-il
. Il y relate les différentes expériences qu'il a vécu. Djadji Touré a été  d'abord animateur avant d'intégrer le journalisme," je n'ai pas fait de formation, j'ai été formé sur le tas" atteste t-il. Mais sa brillance lui conférait une légitimité intellectuelle à pratiquer ce métier. Djadji durant son parcours a réalisé des films sur Senghor? sur le rap sénégalais . Il a projeté les films  tels que "Senghor sans le superlatif". Selon Djadji "les africains aiment le superlatif. Il était alors intéressant de montrer Senghor sous une autre facette.

Djadji Touré a tenu à fustiger la situation de la presse sénégalaise. Il a pointé du doigt la faiblesse du niveau de langue des journalistes. Pour remédier à cette faiblesse Djadji soutien que " il faut faire une sélection et cette sélection passe par une formation des journalistes. Il a mis l' accent sur la rigueur qui caractérisait leur temps ou Senghor veillait beaucoup sur l'usage de la langue française. 
Des professeurs du cesti tels que Thierno Diop, Abdoulaye Ndiaye ont apporté des témoignages en la personne de Djadji Touré.