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crédit photo Omar Ndongo |
Dans le cadre des carrefours d’actualité, le centre d’étude
des sciences et technique de l’information a tenu une conférence ce mercredi 23
mai 2017. Axé sur le thème « la situation de la presse au Sénégal :
quelles responsabilités pour les acteurs », elle était animée par les acteurs au-devant de la presse.
C’est au cœur d’un débat houleux que les acteurs de la
presse ont mis l’accent sur le statut du journaliste notamment sur les gens qui
se proclament journalistes sans subir aucune formation. Les écoles de formation
doivent être revues. D’après Ibrahima Khalilou Ndiaye secrétaire général des
professionnels de l’information et de la communication ( Synpics ) « quiconque
échoue dans la vie se reconvertit en journaliste ». Ils ont également mis
en exergue les conditions des journalistes qui d’après M. Kanouté représentant
du ministère de l’intérieur « sont très difficiles » avant de
poursuivre « les charges sont énormes, les moyens faibles ». Ils
ont soulevé le soutien de l’Etat qui est « faible » et les droits de
publicité. D’après M. konaté les droits de publicité représentent 15 milliards
et « seul trois organes se partagent les droits ». Avant
d’ajouter« C’est la publicité qui fait essentiellement vivre la presse
privée ».
La conférence a également parlé du rôle des patrons de presse qui d’après Mamadou
Ibra Kane président du conseil des diffuseurs et des éditeurs de la presse sont « des maitres chanteurs, des bandits
économiques ». Le problème des salaire qui d’après M. Kanouté « sont bas ». Pour M. ndiaye il faut
améliorer les difficultés auxquelles les journalistes sont confrontés «
Il faut faire face à l’exploitation des journalistes » atteste-t-il.
Elle a été question des radios communautaires qui d’après le
président des radios associatives et communautaires M.Dieng « font la promotion des cultures
locales ». Il a parlé de l’absence du statut de personnel dans les radios
communautaires. Il a soulevé le non soutien de l’Etat « l’Etat ne
viennent pas en aide aux radios communautaires » atteste-t-il. Pour
pouvoir bénéficié d’une aide de l’Etat M. Kane affirme que les radios
communautaires doivent se structurer en
radio privée. Il soutient toujours qu’il n’est pas reconnu dans la convention
d’attribuer une aide aux radios communautaires.
Les conférenciers accusent l’Etat comme le principal
responsable de la situation de la presse qui doit faire respecter la
législation du travail. D’après M. Kane la loi 96-04 qui régit la politique de
la communication est inadaptée, elle doit être changée. Pour l’aide de la
presse, M. Kanouté affirme que le nouveau code de la presse prévoit de
remplacer l’aide en « fond d’appui et de développement de la presse ».
Ils ont parlé de la presse en ligne avec
les dérives qui doit se structurer en entreprise selon le nouveau code de la
presse. Pour les conférenciers
l’application du nouveau code de la presse pourra assainir le milieux