samedi 17 juin 2017

La presse sénégalaise, un grand corps malade

crédit photo Omar Ndongo
Dans le cadre des carrefours d’actualité, le centre d’étude des sciences et technique de l’information a tenu une conférence ce mercredi 23 mai 2017. Axé sur le thème « la situation de la presse au Sénégal : quelles responsabilités pour les acteurs », elle était animée par  les acteurs au-devant de la presse.

C’est au cœur d’un débat houleux que les acteurs de la presse ont mis l’accent sur le statut du journaliste notamment sur les gens qui se proclament journalistes sans subir aucune formation. Les écoles de formation doivent être revues. D’après Ibrahima Khalilou Ndiaye secrétaire général des professionnels de l’information et de la communication ( Synpics ) « quiconque échoue dans la vie se reconvertit en journaliste ». Ils ont également mis en exergue les conditions des journalistes qui d’après M. Kanouté représentant du ministère de l’intérieur « sont très difficiles » avant de poursuivre « les charges sont énormes, les moyens faibles ». Ils ont soulevé le soutien de l’Etat qui est « faible » et les droits de publicité. D’après M. konaté les droits de publicité représentent 15 milliards et « seul trois organes se partagent les droits ». Avant d’ajouter« C’est la publicité qui fait essentiellement vivre la presse privée ».

La conférence a également parlé du rôle  des patrons de presse qui d’après Mamadou Ibra Kane président du conseil des diffuseurs et des éditeurs de la presse  sont « des maitres chanteurs, des bandits économiques ». Le problème des salaire qui d’après M. Kanouté  « sont bas ». Pour M. ndiaye il faut améliorer les difficultés auxquelles les journalistes sont confrontés «  Il faut faire face à l’exploitation des journalistes » atteste-t-il.

Elle a été question  des radios communautaires qui d’après le président des radios associatives et communautaires  M.Dieng  « font la promotion des cultures locales ». Il a parlé de l’absence du statut de personnel dans les radios communautaires. Il a soulevé le non soutien de l’Etat « l’Etat ne viennent pas en aide aux radios communautaires » atteste-t-il. Pour pouvoir bénéficié d’une aide de l’Etat M. Kane affirme que les radios communautaires doivent  se structurer en radio privée. Il soutient toujours qu’il n’est pas reconnu dans la convention d’attribuer une aide aux radios communautaires.

Les conférenciers accusent l’Etat comme le principal responsable de la situation de la presse qui doit faire respecter la législation du travail. D’après M. Kane la loi 96-04 qui régit la politique de la communication est inadaptée, elle doit être changée. Pour l’aide de la presse, M. Kanouté affirme que le nouveau code de la presse prévoit de remplacer l’aide en « fond d’appui et de développement de la presse ». Ils ont parlé de la presse en  ligne avec les dérives qui doit se structurer en entreprise selon le nouveau code de la presse.  Pour les conférenciers l’application du nouveau code de la presse pourra assainir le milieux




                                                                                                                                                

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