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photo prise par Ascofaré |
Le centre d’étude des sciences et
techniques de l’information (CESTI) dans le cadre des carrefours d’actualité a
invité ce mercredi Idrissa Bodian consultant-expert pétrolier et ingénieur géologue.
Axée sur le thème de l’évolution des législations pétrolières du Sénégal de
1960 à nos jours, la conférence a vu également la participation d’Abdou Gueye
chargé de programme au FAO qui a présenté les risques de l’exploitation de
l’hydrocarbure offshore sur l’environnement marin.
En 2014, du pétrole et du gaz ont
été découvert au large des côtes sénégalaises précisément à Sangomar et à Kayar.
Le conférencier Idrissa Bodian a défini les termes essentiels dans le domaine
pétrolier avant de projeter un support pour illustrer l’évolution des
législations de 1960-1986 et 1998. M.
Bodian affirme que« l’activité de recherche pétrolière était lancée en
1960 et était basée sur un dispositif juridique ». Entre 1960, 1986 et
1998 il y a eu une révision des dispositions essentielles de la législation. Il
a également parlé des contrats pétroliers. Ils sont classés en deux
types : le contrat concessionnaire qui existe depuis 1960 qui stipule que
seule l’entreprise qui finance les travaux ne doit à l’Etat que des redevances
signées dans les termes du contrat. Dans ce contrat 10% appartient à l’Etat. Ce
contrat a été simplifié en 1986 par l’instauration du contrat de partage de
production pour répondre aux normes internationales et faciliter la tâche aux
investisseurs. Petrosen est le représentant direct de l’Etat. En 1998 les même
contrats sont préservés et sont toujours en vigueur.
Après les précisions de M. Bodian
sur les législations, Abdou Gueye est largement revenu sur les dangers de l’hydrocarbure
offshore. M. Gueye atteste « qu’en 2014 473 milliards de baril ont été
découvert dans le gisement de SNE-4 à Sangomar ». L’exploitation de
l’hydrocarbure a des impacts sur la
biodiversité marine. Les risques sont d’après M. Gueye des marées noires, des
bruits aériens et sous-marins et des émissions de gaz atmosphérique. Pour
illustrer les risques, il a projeté une
vidéo. Pour prévenir les risques M. Gueye soutient que« une bonne
connaissance des ressources du milieu et des courants à chaque période de
l’année doit être mis en place avant d’ajouter « il faut prédire d’éventuelles
trajectoires de la marée noire et les petits déversements ».Un système
d’alerte doit être préconisé pour la micro-contamination, les compagnies
doivent se lancer dans la recherche de la biodiversité marine.
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